Consultation synodale sur la diversité culturelle et linguistique en Suisse
Comme annoncé dans la Feuille diocésaine d’octobre 2026, la Commission synodalité suisse (SYKO) a approuvé, le 23 septembre dernier, le document « Une Église catholique multilingue », sur mandat des évêques suisses et des responsables de la RKZ.
L’objectif est de mieux reconnaître et valoriser la diversité linguistique et culturelle de l’Église catholique en Suisse, en donnant la parole au plus grand nombre : paroisses, missions linguistiques, communautés, mouvements, instituts religieux et autres groupes ecclésiaux. La diversité linguistique et culturelle de l’Église catholique dépasse les structures et les compétences actuellement en place.
Cette consultation s’inscrit dans la démarche synodale de l’Église universelle, avec une première étape de restitution à Rome en juin 2027.
Comment participer ?
Nous vous invitons à organiser une rencontre selon la méthode de la Conversation dans l’Esprit, au sein de vos conseils de paroisse ou de communauté, équipes pastorales, missions linguistiques, groupes de bénévoles ou communautés religieuses.
Deux documents sont disponibles pour faciliter cette démarche :
Transmission des résultats
Les principales réflexions et convergences de vos rencontres sont à transmettre d’ici fin février 2027 à l’abbé Christophe Godel, membre de la Commission synodalité suisse :christophe.godel@cath-ne.ch
Ces contributions alimenteront la réflexion au niveau suisse en 2027.
Besoin d’aide ?
L’abbé Christophe Godel se tient volontiers à votre disposition pour vous accompagner dans cette démarche ou pour animer une rencontre.
Phase de mise en oeuvre: pour une église synodale
«Nous ne proposons pas aux Églises locales une tâche supplémentaire, mais un temps de discernement partagé et d’action de grâce, au cours duquel relire ensemble ce que l’Esprit fait grandir dans l’Église et reconnaître les pas que nous sommes appelés à accomplir».
«Les Assemblées ne correspondent en effet ni à une consultation sociologique, ni à une dynamique délibérative, ni à une vérification technique, mais plutôt à une expérience ecclésiale et spirituelle forte de discernement: un moment de synthèse et de relance du cheminement, afin que l’échange de dons entre les Églises devienne une expérience concrète et que la synodalité se traduise de plus en plus en un style ordinaire de la vie ecclésiale au service de la mission».
Cardinal Mario Grech, secrétaire général du Synode
La réception du document final du Synode révèle-t-elle un Röstigraben?
Le Synode sur la synodalité a entraîné dans son sillage des espoirs, des satisfactions et des joies, mais aussi des déceptions et des découragements. La montagne a-t-elle accouché d’une souris ou une réforme d’ampleur de l’Église a-t-elle été amorcée?
Pour en débattre, cath.ch a réuni l’historienne Annalena Müller et l’abbé Christophe Godel, le 21 novembre 2024, au Vicariat de Neuchâtel.
Synodalité :La priorité est avant tout l'écoute de l'Esprit Saint
Du 4 au 29 octobre 2023, des prêtres, des laïcs, des théologiens et des religieux – hommes ou femmes – se joignent aux représentants des conférences épiscopales du monde entier, pour la XVIe Assemblée générale du Synode des évêques sur la synodalité.
Le synode signifie marcher ensemble dans une Église «qui bénit et qui accueille». Il n’est pas un rassemblement politique, ni une réunion parlementaire, a rappelé le Pape dans son homélie, lors de la messe d’ouverture du Synode sur l’avenir de l’Église, mercredi 4 octobre. Concélébrée notamment par les nouveaux cardinaux, l’Eucharistie a rassemblé place Saint-Pierre 25 000 fidèles, dont les 464 participants au Synode.
Les travaux de la première session de la XVIe Assemblée générale ordinaire du Synode des évêques, sur le thème « Vers une Église synodale : communion, participation, mission », qui a débuté le 4 octobre, se sont achevés le 29 octobre 2023 avec l’approbation du document de synthèse. Il y aurait une deuxième étape en 2024.
« Il s’agit d’une expérience qui ne se termine pas aujourd’hui, mais qui se poursuivra.
Il y a des points ouverts, la réflexion est en cours. Le Synode ne s’est pas terminé aujourd’hui, c’est la première session »,
a annoncé le cardinal Mario Grech,
Secrétaire général du Synode des évêques
Découvrez les impressions de la délégation suisse au Synode.
En ce début du synode, l’Église n’a pas besoin d’un regard immanent, «fait de stratégies humaines, de calculs politiques ou de batailles idéologiques». Les participants n’y sont pas réunis pour une réunion parlementaire ou pour élaborer un plan de réforme; mais plutôt pour «marcher ensemble sous le regard de Jésus, qui bénit le Père et accueille tous ceux qui sont fatigués et opprimés». C’est ce regard du Christ que le Pape a invité à prendre comme point de départ.
Eglise fraternelle et en dialogue
Le Saint-Père a par ailleurs souligné la nécessité d’une Église unie, fraternelle, qui écoute et dialogue; qui bénit et encourage, qui accompagne ceux qui cherchent le Seigneur et secoue avec bienveillance les indifférents; qui initie les personnes à la beauté de la foi.
Centrée sur Dieu, une telle Église ne peut se diviser de l’intérieur, ni être dure à l’extérieur. En effet, le regard qui bénit de Jésus invite aussi à être une Église qui affronte les défis et les problèmes d’aujourd’hui en tournant les yeux vers Dieu qui est communion, plutôt que dans un esprit de division et de conflit.
Lors de son discours d’ouverture de la première Congrégation générale du Synode sur la synodalité, dans l’Aula Paul VI – spécialement aménagée pour la circonstance – le Pape François a fait distribuer – en différentes langues – une anthologie de textes patristiques sur le thème de l’Esprit Saint.
Il a aussi rappelé qu’au cours du Synode, la priorité devrait être donnée à l’écoute de l’Esprit Saint avant tout. » Écouter ce que les autres ont à dire, écouter ce que ceux qui sont loin ont à dire et partager leur expérience« . Cela demande de l’ascèse. Il faut garder un espace protégé, pour éviter que les positions et les protagonismes individuels ne l’emportent sur l’harmonie symphonique de l’ensemble. Le Pape appelle explicitement à «un certain jeûne de la parole publique pour préserver cela».
Faire mémoire
Pour répondre à la question de savoir quels sont les signes caractéristiques d’une Église synodale, il faudra «exercer la faculté de mémoire dans son sens le plus profondément spirituel», afin de renouer avec les deux années de cheminement qui ont précédé le début de l’Assemblée générale. Il faut se préparer à ce que «notre travail soit fructueux» et à ce que «notre discernement commun progresse» a rappelé le cardinal Jean-Claude Hollerich, rapporteur général du Synode, à la fin de la première Congrégation générale
Délégation suisse
La Suisse est représentée par 3 personnes.
- Madame Helena Jeppesen-Spuhle, laïque argovienne
- Madame Claire Jonard, comme modératrice d’un groupe francophone.
- Mgr Felix Gmür, évêque du diocèse de Bâle
LIens utiles
Site du Synode
Les informations et ressources depuis Rome
Conférence des évêques suisse
Les informations synodale en Suisse
Commision synodale suisse
Retrouvez les informations et les ressources de la commission synodale suisse.
Le synode dans le diocèse
La page dédiée à la synodalité dans le diocèse Lausanne, Genève, Fribourg.












