Les paroisses de la ville de Neuchâtel se rassemblent

Dans le cadre des réflexions de mutualisations, les paroisses de la ville de Neuchâtel se rassemblent et poursuivent le chemin de fusions.

En 2025, la paroisse de Saint-Nicolas (quartier de Vauseyon) a fusionné avec la paroisse Notre-Dame de Neuchâtel. 

Suite aux Assemblées générales de juin 2026, un décret diocésain annonce que la paroisse Saint-Norbert (La Coudre) a fusionné avec la paroisse Notre-Dame.

Le nombre de paroisses de l’Unité pastorale ville de Neuchâtel passe ainsi de 5 paroisses à 3. La paroisse de Notre-Dame de Compassion ayant intégré l’UP Ville depuis le 01 janvier 2023!

Ces fusions ne change pas la vie liturgique et communautaire locale, mais permet de mutualiser les efforts pour la gestion administratives, canoniques et financières au sein d’une seule entité paroissiale. 

Par la suite, le discernement devra se poursuivre avec la paroisse Saint-Marc (Serrières) et éventuellement Peseux, qui est sur le territoire de la ville de Neuchâtel depuis la fusion administrative des communes en 2021, mais peut-être aussi ailleurs dans le canton, pour des paroisses qui gagnerait à mettre leurs forces ensemble, tout en gardant une vitalité locale. 

Non pas côte à côte mais les uns pour les autres

Selon les constats de Mgr Morerod exprimés lors de la visite le 25 novembre 2025 à Neuchâtel «la pastorale transversale et territoriale ne doivent pas être traitées de manière juxtaposée : elles sont liées. La pastorale transversale est au service et répond aux besoins du terrain. » Pour Charles Morerod  il convient de travailler ensemble, « en dépassant les logiques strictement territoriales, comme c’est déjà le cas pour certaines missions, telles que les aumôneries, la diaconie, la communication, la prévention, etc.».

Pour l’abbé Luc Bucyana, ce regroupement était une évidence. «Nous faisions déjà depuis un moment la catéchèse et d’autres activités ensemble. Le but de la fusion est donc surtout pastoral, il nous permet d’avoir des communautés plus nombreuses et plus actives».

Des fusions à profusions

La démarche de fusion a débuté sur le littoral ouest. Depuis le 1er janvier 2023, les deux paroisses, Boudry-Cortaillod et la Béroche – Bevaix ont fusionné entre elles et forment ainsi la paroisse de « Saint-Paul du littoral ouest neuchâtelois ».

Cette nouvelle entité ne compte plus que deux clochers : Boudry et la Béroche. L’église de Cortaillod ayant été désacralisée et vendue en 2015 et la chapelle de Bevaix est désacralisée depuis janvier 2026. Avec son bel espace en hauteur, une tribune, une salle attenante, la sacristie et sans oublier le parking, ce bâtiment pourrait intéresser différents locataires pour des projets variés. Pour l’heure, l’ancienne Chapelle Notre-Dame de la Route reste la propriété de la paroisse. 

Au Val-de-Travers, il a 2 églises ( Travers et Fleurier) et plusieurs chapelles mais une seule paroisse depuis le 1er janvier 2024, la paroisse de l’Eau-Vive du Val-de-Travers. Concrètement cela signifie 1 seul conseil de paroisse et une activité comptable unifiée. «  Ici, au Val-de-Travers, nous voulons une paroisse catholique forte, vivante et dynamique » commentait ’abbé Mpevo dans le courrier du Val-de-Travers en mars 2024.

En date du 1er janvier 2025,  les deux paroisses catholiques de La Chaux-de-Fonds n’en font plus qu’une. Selon le décret diocésain « Il n’y aura plus qu’une seule paroisse catholique à La Chaux-de-Fonds, dénommée « La Sainte-Famille ». Les églises du Sacré-Cœur et de Notre-Dame de la Paix demeurent, mais l’organisation administrative et financière sont ainsi réunies en une seule entité ».

La paroisse n’est pas caduque

Cette réorganisation structurelle trouve son origine dans les propos du Pape François, qui, en 2013 disait: « La paroisse n’est pas une structure caduque ; précisément parce qu’elle a une grande plasticité, elle peut prendre des formes très diverses qui demandent la docilité et la créativité missionnaire du pasteur et de la communauté » (Evangelii gaudium, n° 25).

Ainsi ces réalisations se concrétistent à la suite d’un processus initié par les conseils de paroisses et les Assemblées générales des paroisses locales.

Car l’objectif et le but de la paroisse est d’être « présence ecclésiale sur le territoire, lieu de l’écoute de la Parole, de la croissance de la vie chrétienne, du dialogue, de l’annonce, de la charité généreuse, de l’adoration et de la célébration. Elle est communauté de communautés, sanctuaire où les assoiffés viennent boire pour continuer à marcher, et centre d’un constant envoi missionnaire » (Evangelii gaudium, n° 25).

Cela rejoint l’intention générale de Mgr Morerod, affirmée dans une lettre pastorale de 2022, selon laquelle « il faut discerner localement comment réunir des paroisses ». L’évêque souhaite dans son diocèse «  des communautés vivantes, où on perçoit une joie qui donne envie de revenir ».

Poursuivons le chemin pour que cela puisse se réaliser.